Chirurgie

L’ultime recours en cas d’arthrose est la chirurgie. Elle ne se conçoit le plus souvent qu’après échec du traitement médical. Les techniques employées dépendent évidemment des articulations concernées mais aussi d’un grand nombre de paramètres comme l’âge, la lésion elle-même, la présence de pathologie associée, l’activité, etc.

Il faut différencier deux grands axes : la chirurgie ostéo-ligamentaire senso stricto et la pose de prothèse.

Sur la hanche et le genou, lorsque le cartilage est encore relativement préservé et le plus souvent chez le sujet de moins de 70 ans, le chirurgien peut pratiquer une ostéotomie de réaxation, c’est-à-dire « retailler » les os pour les réaligner. Il peut également pratiquer une stabilisation articulaire par reconstruction ligamentaire.

Une rhizarthrose, même bien appareillée, peut nécessiter dans près de 10% des cas un acte chirurgical spécifique (trapezectomie, forage, arthrodèse trapézo-métacarpienne).

La gonarthrose, arthrose du genou, fait l’objet si possible d’une intervention par arthroscopie. Les suites en sont beaucoup moins invalidantes que dans le cas de la chirurgie « classique ». Le chirurgien utilise une fibre optique connectée à une vidéo et introduit des instruments de microchirurgie par un petit orifice. Elle permet notamment d’éliminer les excroissances osseuses ou les morceaux de cartilage gênants.

La chirurgie prothétique ne s’adresse qu’aux grosses articulations : hanche, genou, coude. Il est conseillé de la réserver au sujet âgé avec une faible demande fonctionnelle de l’articulation concernée. La hanche pourra faire l’objet de la pose d’une prothèse totale ou partielle selon les cas.

L’état général du patient ainsi que le bon suivi de la rééducation postopératoire sont un facteur important de retour à la mobilité.

Les implants commencent à être utilisés de manière plus importante que par le passé mais la réussite finale est tout autant liée à celle du geste chirurgical qu’à la manière dont ils vont être tolérés par l’organisme.