Kinésithérapie, physiothérapie et orthèse

La kinésithérapie peut être employée avec précaution. Elle consistera essentiellement à pratiquer des légers massages des articulations touchées de manière à atténuer leur raideur et la douleur. Les maitres mots en seront « régularité » et « éviter de forcer ». Il ne faut surtout pas forcer les mouvements mais augmenter progressivement leur amplitude.

Le patient pourra pratiquer des exercices réguliers chez lui pour mobiliser ses articulations et éviter le cercle vicieux de l’immobilité forcée.

Il est également possible d’utiliser les ultrasons ainsi que d’autres agents physiques (température, boue chaude, etc.). Mais ces techniques de physiothérapie donnent des résultats variables et limités dans le temps.

La cryothérapie peut être employée pour calmer les douleurs. Son rôle n’est pas curatif mais son usage répété peut diminuer la prise d’anti-inflammatoires ou d’antalgiques en « anesthésiant » littéralement la zone d’application. Elle peut également aider les patients à mieux supporter les séances de kinésithérapie ainsi qu’à « dérouiller » les articulations après une période d’immobilité. Mais il ne faut perdre de vue que l’action anesthésiante du froid est limitée dans le temps et qu’elle doit être suivie de chaleur pour calmer durablement. Cette double action froid d’abord/ chaud ensuite semble donner de meilleurs résultats que chaque action utilisée séparément.

Les cures thermales permettent également de retrouver un certain confort de vie aux patients autant par les effets des eaux et des soins associés qu’à l’effet de détente qu’elles procurent. Résultats que revendique également la thalassothérapie.

Lors de l’arthrose, certaines articulations peuvent se déformer et se bloquer. Au niveau de la main par exemple, l’arthrose peut s’installer à la base du pouce, c’est la rhizarthrose ou arthrose trapézo-métacarpienne. Elle débute le plus souvent par la main dominante mais les deux peuvent finir par être touchées. Le pouce peut se déformer jusqu’à empêcher totalement le patient de saisir les objets.

Le port d’orthèse de jour (de fonction) et de nuit (de repos) permettra de calmer les douleurs, retardera le blocage articulaire et maintiendra le pouce en position d’opposabilité avec les autres doigts.

Les grosses articulations (cou, rachis lombaire, genou, hanche, etc.) ne pourront et ne devront pas être immobilisées de cette manière. Leurs orthèses seront essentiellement destinées à les décharger de l’effort lors des mouvements (orthèse de genou, ceinture lombaire, colliers cervicaux, etc.).

La chaleur sera importante. La douleur de l’arthrose est généralement calmée par la chaleur. Certains fabricants, comme GIBAUD par exemple, proposent des gammes dites « thermoactives » permettant des apports de chaleur localisés.

Au total la kinésithérapie et le port d’orthèse concourront à améliorer les conditions de vie des patients arthrosiques mais n’ont pas la prétention de soigner, pas plus que de prévenir, ni d’enrayer l’arthrose.