Les infiltrations

Sous ce terme générique nous regroupons toutes les techniques de soins invasives non chirurgicales c’est-à-dire supposant l’injection d’un produit à l’intérieur des articulations.

 L’infiltration de corticoïdes

Les dérivés de la cortisone (bétaméthasone, cortivazol, triamcinolone) sont directement injectés à l’intérieur des articulations touchées de manière à faire leur action in situ. La technique est moyennement douloureuse et ne nécessite pas d’hospitalisation mais il faut prévoir un repos articulaire de 24 heures après.

Par contre toutes les articulations ne peuvent pas être traitées et même lorsque c’est possible les infiltrations ne peuvent pas être faite plus de 3 à 4 fois par an au grand maximum. De plus leur efficacité est de courte durée (6 semaines au plus). Elles seront donc à réserver aux poussées inflammatoires les plus violentes.

 Acide hyaluronique

Au niveau articulaire, le liquide synovial a comme propriété de lubrifier l’articulation. Mais il a aussi la propriété d’être thixotropique, c’est-à-dire ici de se « durcir » à la pression pour protéger au mieux le cartilage. L’arthrose s’accompagne d’une diminution des capacités de la synovie. L’injection intra articulaire d’acide hyaluronique, constituant principal de la synovie, permet de les rétablir partiellement pour un certain temps.

Pour l’instant cette thérapie ne peut être employée que pour les genoux et nécessite selon les produits de 3 à 5 injections à une semaine d’intervalle. L’effet dure généralement de 6 à 8 mois maximum mais il semble que plus cette technique est utilisée moins il y a de résultat.

La technique est peu douloureuse et l’hospitalisation n’est pas nécessaire mais il faut prévoir un repos articulaire de 24 à 48heures après.

 Lavage articulaire

Il s’agit en fait d’un rinçage de l’articulation au sérum physiologique pour la débarrasser des débris et des produits de l’inflammation qu’elle contient. Il est effectué sous anesthésie locale. Cette technique est rarement employée seule. Elle précède le plus souvent l’infiltration de corticoïdes.

Là encore toutes les articulations ne sont pas concernées.